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L'oeuvre du
général Séré de
Rivière
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Une
nouvelle stratégie défensive
Depuis la fin du
XVIIème
siècle, toute la défense de la France reposait
sur les théories de
Vauban,
la notion de
Pré Carré
et de son système
fortifié.
Bien que celui-ci ait brillament fait ses preuves en
préservant la France de toutes invasions durant
près de 150 ans; il apparait, dès la
deuxième moitié du XIXème siècle
avec l'apparition de l'artillerie rayée, que ce
système a fait son temps et qu'il doit être
complètement repensé.
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En effet,
l'artillerie rayée a fait son apparition en
1859, lors de la campagne d'Italie, et fut le prélude d'une
transformation complète dans l'art de fortifier. La
portée pratique des canons passe de 800m à
2500m, la
précision augmente ainsi que la puissance
destructrice.
En 1870, les Allemands avaient déjà
perfectionné
leurs canons en adoptant le chargement par la culasse, dont
le
résultat sera un accroissement de la précision et
de la
cadence de tir.
Les places fortes isolées ne sont désormais, plus
seulement vulnérables, mais peuvent également
devenir des
pièges mortels pour une armée qui y serait
réfugiée, car le coeur des places fortes n'est
plus
à l'abri d'un bombardement.
Il faudra malhreusement attendre le choc de la défaite de
1871,
pour que la France réalise qu'elle n'est plus en
sécurité derrière ses
fortifications.
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Le
principe de base du système Général
Séré de Rivières est de
créer une fortification continue le long de la
frontière,
pour barrer le passage à une armée ennemie. Mais,
confronté à un tel
dispositif,
l'envahisseur va
certainement concentrer ses efforts, pour forcer le passage,
de
préférence, sur un noeud de communication, qu'il
faudra
renforcer, comme le noeud férovière de
Toul.
Il est utopique de penser, qu'un système
fortifié,
quel qu'il soit, puisse être totalement
hermétique. Le
Général Séré de
Rivière va donc
créer des points faibles, dépourvus de
fortifications,
qu'il nommerra
des trouées.
Le but de ce dispositif, est de canaliser une armée
ennemie, en lui barrant le passage pour la forcer
à passer là ou on
veut., là ou on a concentrer nos forces.
Le rideau défensif du Général
Séré
de Rivières, réalisé dans un
soucis d'économie, sera constitué d'une ligne de
forts de rideaux
puissament
armés, exploitant les accidents du relief, distants
d'environs
9 km
pour se couvrir les uns les autres et ayant pour objectif d'interdir le
passage à une armée enemie.
Chacune des extrèmités de ce dispositif s'appuient
sur un
camp retranché,
afin d'éviter le contournement du
rideau défensif.
Ces
place fortes
sont maintenues comme places de dépôts pour assurer
l'approvisionnement
des armées, mais également permettrent la
concentration
d'armées
entières pour prendre en tenaille l'envahisseur qui
chercherait
à
s'infiltrer par la
trouée.
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La frontière
Est étant dépourvue de défense et
ouverte à
l'envahisseur Allemand, une attention toute particulière
sera
portée sur ce secteur, et seul, le quart Nord Est vera la
mise
en application complète du principe du
Général
Séré de Rivières.
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Entre
les Ardennes et le Jura, quatre
places fortes d`appuis
vont être construites autour des
villes de
Verdun, Toul, Epinal et Belfort, importants carfours de voies de
communications, et étant les principaux axes de
communications
entre l'Allemangne, le Bassin Parisien et la vallée de la
Saône.
Ce dispositif sera conplété par deux
rideaux défensifs,
le premier sur les côtes de Meuse,
entre Verdun
et Toul, et le second sur les contre- forts des Vosges entre Epinal et
Belfort.
Le but de ce dispositif est de canaliser l'ennemi
(l'Allemand)
vers les trouées de Stenay entre les Ardennes et Verdun et de
Charmes entre Toul et Epinal où
seront regroupées les armées Française
pour le
prendre en tenaille en l'attaquant sur ses flancs et le couper de ses
arrières.
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Ce
dispositif est renforcé en
profondeur par des
camps rentranchés
de seconde ligne La
féré, Laon, Soisson et Reims face à la
trouée de Stenay, Langres, Dijon et Besançon face
a la
trouée de Charmes.
Le rôle de ces places fortes est de soutenir les places de
premières lignes, mais surtout, elles doivent
pouvoir
résister en cas de défaillance de la
première
ligne, pour vérouiller des carrefours de communications
importants
afin d'empécher l'ennemi de poursuivre une
pénétration en profondeur, surtout sur Paris et Lyon,
tenir en attendant des renforts et acceuillir une armée en
déroute pour
qu'elle se
réorganise et lance une contre offensive.
Les Ardennes étant considérés comme ne
permettant
pas une invasion, la frontière n'est que peut
renforcée.
Seul quelques anciennes places fortes seront modernisées
pour
servir de
forts d`arrêts,
renforcer par la construction de
deux
forts d'arrêts afin d'asssurer la liaison avec le Groupe Nord.
En marge de ce dispositif, Paris et Lyon sont
organisées en
réduits nationaux,
pour
éviter que ne se
reproduise
le sénario de 1870, et les préserver d'un
bombardement. |
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