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La place forte de
Langres 1842-1905 |

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La
France de 1870
Le
10 mai 1871, le traité de Francfort met
fin à la guerre Franco-Prussienne.
La France est à genoux. La IIIème
République
naissante doit entreprendre le redressement économique et
militaire du pays.
Mais les conditions du redressement sont difficiles. La France est
diplomatiquement isolée, et doit payer une
indemnité de
guerre de 5 milliards de francs dont le règlement
conditionne
l'évacuation des territoires du Nord-Est restés
occupés.
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Sans oublier la
perte de l'Alsace
et d'une partie de la Lorraine, qui
laisse la frontière Est de la France dépourvue de
toutes
défenses, et ouverte à l'envahisseur Allemand,
avec qui
les tensions ne se sont pas appaisées, bien au contraire,
alors
que l'organisation de l'Armée est entièrement
à
repenser.
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En effet, l'analyse
des causes de la défaite fait apparaître de
nombreuses
déficiences:
-L'armée est en sous effectifs,
désorganisée
et mal préparée.
-La mobilisation des troupes a été
cahotique.
- Avec un réseau ferré
sous-développé
et mal protégé, l'acheminement des troupes vers
les zones
de combats s'est révélé laborieux.
- L'artillerie n'est pas obsolète, elle
est tout
simplement archaïque.
- Le système fortifié, datant de Vauban, a fait
son
temps. Cette guerre n'a fait que confirmer les craintes mises en avant
par certains: la vulnérabilité des places fortes
isolées.
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Devant ce constat,
l'urgence de
construire un système défensif, sur les nouvelles
frontières terrestres, pourrait apparaître comme une
nécessité, afin de compenser la faiblesse de
l'Armée
Française et permettre à un nombre restreint de
forces, de couvrir la mobilisation.
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Cependant, durant
le conflit de
1870, les fortifications ne semblent pas avoir rendu tous les services
que les soldats pouvaient en attendre.
En cette fin de siècle, les critiques à
l'encontre des fortifications sont nombreuses. Les principaux
reproches sont :
- leur coût élevé
- Immobilisation de personnels et d'armements au
détriment des armées de campagne
- Elles empêchent le
développement des villes, car elles grèvent
lourdement les propriétés par leurs servitudes
très dures.
- Et..., pour certains, les forteresses favorisent la
lacheté. Les armées en campagne peuvent
être tentées de s'y réfugier un peu
vite...
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Tout semble donc
condamner la fortification permanente au lendemain de la
défaite
de 1870, et les tenants du tout offensif, pour porter la lutte sur le
territoire de l'adversaire, sont nombreux et influents.
Mais la persistance des tensions avec l'Allemengne, au point de
craindre une reprise des hostilités dès 1875 et
la faiblesse de l'Armée Française, seront des
facteurs déterminants pour les tenants du tout
défensif.
La solution proposée par le Général
Séré de Rivières, sur la mise en place
de régions fortifiées,
intégrées dans une stratégie globale
et non plus basée sur un système
défensif
isolé pour palier
une déficience ou pour créer un point de
résistance ponctuel,
sera retenue.
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