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Le camp retranché de Langres
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Le contexte et les raison de sa construction
Avec
le XIXème siècle, et la révolution
industrielle, la guerre se globalise. Les nouvelles technologies et
nouveaux moyens permettent de mobiliser, d'entretenir et
d'approvisionner des armées de plus en plus grosses,
bénéficiant de matériels de plus en
plus considérables, perfectionnés et redoutables.
Avec la généralisation du chemin de fer, les
moyens de communication deviennent des enjeux stratégiques
permettant d'acheminer hommes et matériels vers les zones de
combats qui peuvent être désormais
très éloignées de leur base de
départ.
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Dans ce nouveau contexte, Langres retrouve une place dans la
stratégie défensive de la France, pour les
mêmes raisons qui en ont fait, dans le passé, une
place forte de premier ordre.
Elle verrouille la vallée de la Marne (l'axe Est
Ouest), sur Paris, et la vallée de la
Saône (l'axe Nord Sud) sur Lyon.
Elle contrôle également le noeud
ferrovière de Chalindrey, qui aussi surprenant que cela
puisse parraître, se calque à quelques
détails près, sur le noeud routier Romain.
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Les travaux de renforcements des fortifications de la place vont
débuter en 1842..., et s'achèveront,
après la
défaite de 1870, dans un contexte de doute et de crise.
En effet, la défaite de 1870 va remettre en cause, non
seulement
toute l'organisation de l'Armée, mais également
tout le
système défensif Français.
Avec la perte de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine, la nouvelle
frontière avec l'Allemagne se retrouve alors sans
défense, alors que les tensions avec l'Allemagne restent
vives,
et
se détérioreront brutalement dès 1875,
au point de
craindre une reprise des hostilités.
Dans ce contexte, le camp retranché de Langres, prend tout
à coup une importance inattendue.
En plus de sa mission initiale, il doit pouvoir soutenir la
première
ligne
de défense qui se
retrouve
désormais à moins de 100km, de l'autre
côté de la vallée de la
Saône, et doit tenir
si elle cède.
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Les travaux, entrepris avant 1870, sont poursuivis. Le camp
retranché de Langres étant
intégré dans le
nouveau système défensif du quart Nord Est, mis
en
oeuvre par le Général Séré
de
Rivières, se voit fortement renforcé.
En 1892, autour de la citadelle et de la ville fortifiée
pouvant
accueillir jusqu'à 18000 hommes en temps de guerre,
l'ensemble
des ouvrages représente un total de 41 constructions et se
décompose en 8 forts principaux pouvant accueillir
de 600
à 3000 hommes, 24 ouvrages annexes (ouvrages d'infanteries,
batteries, fortifications de campagnes, puits stratégiques)
et 8
magasins-cavernes (poudrières creusées dans la
roche). |
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